Une plume, des mots

Une plume, des mots... Des coups de coeurs et des rêves. Le tout en poèmes, parfois construits, parfois simple rivière de mots s'enchainant en chantant... Et des photos, des couleurs ramenées de mes promenades, et tout ce qui passe devant mon objectif

23 août 2007

Des draps mouvants

Des draps qui sont comme des vagues
Des vagues naissant sous une douce houle
Une houle formée par le vent de ton souffle
Ce souffle qui glisse dans mon cou et mes cheveux

Une mer sculptée par nos corps
Quelques soupirs et des "encore"
Nos gestes qui transforment le décor
Nos lèvres qui forment de délicieux accords

Une sensation éthérée de liberté
Liberté de deux êtres au sein des draps
Des draps qui pourtant nous emprisonnent
Nous emprisonnent pour mieux nous rapprocher

Une mer qui nous pousse aux caresses
Tes mains qui courent avec tendresse
Mes lèvres qui volent avec allégresse
A l'assaut de ta forteresse

Des amants qui plongent en apnée
En apnée pour aller sous les eaux
Les eaux sous lesquelles nous nous rêvons
Nous rêvons d'être ondin et ondine

Nos corps qui se cherchent prudemment
Et nos bouchent qui s'embrassent tendrement
Nos jambes qui se Mêlent aveuglément
Sous la houle qui nous berce doucement

Un lit doté de draps mouvants
Mouvants au gré de nos désirs
Désirs que nous laissons se noyer sous les draps
Des draps qui sont comme des vagues...

le 11/03/2007 © jfp

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21 août 2007

Au souvenir pleurant

Au souvenir pleurant d'un enfant malheureux
Je voudrais associer quelques jours de gaieté
Je voudrais semer quelques graines de beauté
Pour faire de ses pleurs des pleurs d'enfant heureux

Au souvenir touchant d'un enfant mort de faim
Je voudrais associer quelques ans de ma vie
Je voudrais donner ce que l'ankou a ravi
Et faire de cet enfant un enfant plein d'entrain

Au souvenirs riants des joyeux snobinards
Qui ne voient dans le monde qu'un gai lupanar
Je voudrais crier qu'il est bien d'autres plaisirs

Que la vue d'un enfant qui souffre dans le froid
Observé aux jumelles du haut du beffrois
Et que pour vivre heureux il faut vivre pour eux



le 16/10/2006 © JFP

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19 août 2007

Obsessions

Je m'éveille et tu apparais dans mes pensées
Omniprésente
Obnubilante
Près de moi dans mes draps...Comme une rêve insensé

Mon coeur se serre, naît l'étrange sensation
Oppressante
Angoissante
Qu'il manque entre mes bras l'objet de ma passion

Je tourne et retourne, poursuivant ta chaleur
Apaisante
Reposante
Sous mes doigts je cherche de ta peau la douceur

Ma bouche s'imagine tes lèvres entrouvertes
Attirantes
Fascinantes
Ta langue contre la mienne jouant, alerte

J'ai froid et je m'invente sur mon corps tes mains
Caressantes
Lutinantes
Contre mon torse viennent se blottir tes seins

Au creux de mon oreille j'écoute ta voix
Excitante
Enivrante
Et le long de mon corps frissonne mon émoi

J'imagine courir tes lèvres dans mon cou
Glissantes
Dévorantes
Je te laisse les déposer un peu partout

Elles descendent puis viennent enrober ma tige
Brûlante
Impatiente
Et je me laisse emporter par un doux vertige

J'amène au-dessus de mon visage tes fesses
Attirantes
Appétissantes
Pour que toi aussi tu meures sous mes caresses

Le 04/07/2007 © JFP

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Le Gouffre d'Enfer

BarrageDépart de promenade
Petite vallée encaissée
Perdue dans les rochers
Sans fanfaronnade

Pierres monstrueuses
Façonnées par le temps
Et polies par le vent
Arbres majestueux

Des digitales, mauves
Quelques brins de clochettes
Petites fées violettes
Et quelques feuilles fauves

Chemin taillé de pierre
Paroi suintant d'eau
Au fond petit ruisseau
Roches ornées de pierres

Paysage angoissantCascade
Forgé par la nature
Ici quelques cassures
Laissées par les passants

Apparaît le barrage
Tout en roche de lave
Noire, que la pluie délave
Quel fabuleux mirage

Courage. Pour monter
Deux cents quarante deux
Marches. Escalier pierreux
Par des hommes taillé

Le lac est laissé vide
L'oeil plonge. Tout au fond
Une mare marron
Entres pentes arides

Cascade2Ballade sur les sentes
Perdues sous la forêt
Sur lesquels j'avançais
En respirant la menthe

Ca et là quelques ronces
Par encore de mûres
Quelques pentes très dures
Et descentes où je fonce

Je longe une rivière
Quelque temps l'accompagne
Et elle m'accompagne
De sons eau vive et fière

Elle chante dans les arbres
S'accompagne du vent
Duo de tous les temps
Tel un orgue de marbre

Je me trempe la tête
Cette douce fraîcheur
Me rend un air rieur
M'amène un vent de fête
.............
Toute chose à une fin
Je suis là dans mon bain
Le stylo à la main
Ecrivant ces quatrains.

le 15/07/2006 © JFP

Posté par Djoe l indien à 14:29 - - Commentaires [ 0] - Permalien [ #]

Deesse de la Lune

Lorsque tu l'a rencontrée, elle était si belle...
Dans ses cheveux, dans ses yeux, des perles de lune.
Toi émerveillé devant ses mèches rebelles.
Elle, pensive, rêveuse, agenouillée sur la dune.

Dans ses cheveux dans ses yeux des perles de lune
"Ne pas l'effrayer!". Tu t'approchais lentement.
Elle, pensive, rêveuse, agenouillée sur la dune,
Son souffle léger tu entendais maintenant.

"Ne pas l'effrayer!". Tu t'approchais lentement.
Imperceptiblement tu la sors de ses rêves.
Son souffle léger tu entendais maintenant.
Et telle une déesse doucement elle se lève.

Imperceptiblement tu la sors de ses rêves.
Dans la lumière laiteuse elle voit venir un ange,
Et telle une déesse doucement elle se lève.
L'air se met à vibrer d'une lueur étrange.

Dans la lumière laiteuse elle voit venir un ange
Et elle entoure ton cou de ses bras fuselés.
L'air se met à vibrer d'une lueur étrange
Quand elle pose ses lèvres pour tes lèvres museler,

Et elle entoure ton cou de ses bras fuselés,
Elle te tire de ses yeux, et la chaleur de ses lèvres
Quand elle pose ses lèvres pour tes lèvres museler...
Tu sens que monte en vous une indicible fièvre.

Elle te tire de ses yeux et la chaleur de ses lèvres...
Vous vous laissez aller à une passion torride,
Tu sens que monte en vous une indicible fièvre
Et peu à peu tu te sens gagné par le vide.

Vous vous laissez aller à une passion torride,
Mais aujourd'hui elle n'est plus, partie à jamais
Et peu à peu tu te sens gagné par le vide
Empli de l'absence de cette fée que tu aimais...

Mais aujourd'hui elle n'est plus, partie à jamais
Pour avoir simplement témoigné sa confiance...
Empli de l'absence de cette fée que tu aimais,
Cet amour qui t'avais tout donné sans méfiance...

Pour avoir simplement témoigné sa confiance...
Disparue à jamais, cette amie, cet amour,
Cet amour qui t'avais tout donné sans méfiance...
Cet amour pour qui "jamais" remplace "toujours"....

le 04/07/2006 © JFP

Posté par Djoe l indien à 13:13 - - Commentaires [ 0] - Permalien [ #]

Coup fatal

Parce que trop de femmes meurent sous les coups de leur mari...


Comme une île magnifique et déserte
Je voulais partir à ta découverte
Et peu à peu je t'ai aimé

Et tu m'as aimée à ton tour
Nous avons vogué sur l'océan de l'amour
Le vent était doux et le ciel clément

Nous avons accosté, trouvant un "chez nous"
Vivants heureux en parfaits époux
Au milieu des enfants joyeux

Mais les nuages se sont amoncelés
Nul ne sait d'où ils ont déboulé
Et les éclairs annonçaient l'orage

Ta violence n'était que latente
Au début un peu hésitante
Juste une voix qui doucement se hausse

Ah que ne suis-je partie au premier coup
Ce jour-là tu n'étais plus mon époux
Et pourtant mon amour n'a pas disparu

Ce n'était qu'une erreur mais est venue l'habitude
Quand chaque mot devenait le prélude
Inexorablement à de nouvelles erreurs

Et pourtant j'ai continué à t'aimer
Car en moi le souvenir vivait
D'un fier marin sur l'océan

Mais aujourd'hui tout est fini
Je sens en moi la nuit qui m'envahit
Tu as été trop loin, bien trop loin...

Mes dernières pensées vont aux enfants
Mes dernières larmes également...
Puissent-elles arroser leur avenir...

le 25/11/2006 © JFP

Posté par Djoe l indien à 10:09 - - Commentaires [ 2] - Permalien [ #]

18 août 2007

Mes baisers pour t'éveiller

Je m'éveille en ce jour, auprès de moi te sens
Au loin le soleil rougeoyant hisse son dôme
Ses rayons fleurissent ton sourire naissant
Que j'effleure délicatement de la paume

Ton souffle tiède au creux de ma main je ressens
Ma bouche approche pour en goûter les arômes
Je m'ennivre à la vue de tes seins frémissants
Je n'ose parcourir ce merveilleux royaume

Tu sembles voyager entre les bras d'un ange
Tu rayonnes de bonheur ma douce princesse
Je n'ose même de mes lèvres une caresse

Je vais te laisser, aujourd'hui point ne te mange
Les draps je sème de baisers et de tendresse
Les remonte et t'en couvre avec délicatesse

Le 07/06/2007 © JFP

Posté par Djoe l indien à 18:10 - - Commentaires [ 3] - Permalien [ #]

Bienvenue à vous

   Bonjour à vous qui passez par là.

Certains me connaissent peut-être, habitué que je suis, sur certains forums, à poster sous un autre pseudo...
Depuis le temps qu'on me dit "tu devrais faire un blog"...
Et bien voilà, je me lance !

J'ai mis "J'me présente" en titre...
Mais en fait je n'ai pas envie de me présenter.
Non, j'ai seulement mis ce message pour vous acceuillir et vous souhaiter la bienvenue.
Je ne sais pas encore si je trouverai beaucoup de temps à consacrer à ce blog, mais j'espère quand même qu'il vivra sa vie, tranquillement, tout comme moi !

Merci à vous de passer
Au plaisir de vous voir repasser.

Posté par Djoe l indien à 18:04 - - Commentaires [ 10] - Permalien [ #]