Une plume, des mots

Une plume, des mots... Des coups de coeurs et des rêves. Le tout en poèmes, parfois construits, parfois simple rivière de mots s'enchainant en chantant... Et des photos, des couleurs ramenées de mes promenades, et tout ce qui passe devant mon objectif

04 juin 2015

Rêveries

J'ai retrouvé par hasard un vieux brouillon qui m'avait servi pour un défi du samedi !
Et que je n'avais jamais publié ici...
Petite promenade à l'île de Ré (première, sous le phare des baleines), à Andrézieux (seconde, la roseraie dans le parc du château) et sur le bord de la Loire, toujours à Andrézieux.


 

pêcheur île de Ré
Et si le rêve n'était
Qu'une partie de pêche
En solitaire ?








Roses
A moins que ce ne soit
Tout bêtement ma foi
De n'être qu'une rose
Caressée de soleil ?







L'envol d'un goéland 
  Ou bien très simplement
  De n'être qu'un oiseau
  Qui vole au bord de l'eau ?

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22 mars 2015

Ma valise

Un vieux défi du samedi :

Dans ma valise à friandises
Il y a d'exquises épices
La bise fraiche du narcisse
Et les malices de Venise

L'imaginer est un délice
Tant il y a de gourmandises :
Quelques bonbons rouge cerise
Trempés au poivre, maléfices,

Et de Cambrai plein de bêtises !
Puis pour les yeux, feux d'artifice
Mais n'en faites pas un caprice,
Usez-en donc à votre guise.

Dans ma valise y'a du réglisse
Aussi la liqueur de merise
Semer la joie est sa devise
Pour ne point dire : "c'est son vice" !

Oh, ma valise est, sans surprise,
Source de bien des convoitises...
J'en suis conscient, mais je la garde !
(*)

Le 04/04/2013 © JFP

(*) Bon, je veux bien la prêter... Mais pas longtemps :-)

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07 mars 2015

Le bazar du bizarre

Un texte écrit pour le défi du samedi (cliquer pour accéder au sujet et aux autres textes), sur la photo d'une boutique "le bazar du bizarre".

Nous étions dimanche lorsque je m'arrêtais devant la porte ; un dimanche après-midi, et la ville était déserte. Pas une âme vivante, hormis les ombres dansantes de trop rares nuages épars flirtant avec le soleil. Ainsi qu'un chat aperçu furtivement quelques instants auparavant.
Il semblait y avoir de la lumière à l'intérieur mais le soleil rendait la chose difficile à voir. Avec une légère hésitation je poussais la porte et celle-ci s'ouvrit en grimaçant, le tout sur un léger couinement sorti d'outre-tombe... Je n'allais pas repartir en courant, j'ai ma fierté ! Je suis alors entré. Tout doucement. Et peut-être pas aussi rassuré que je que je tentais de paraître...

Personne pour m'accueillir, sinon un fatras inexprimable d'objets loufoques et divers : cartes postales, mobiles au plafond, jeux de cartes et amoncellements de dés, luminaires et babioles de décoration, vieilles croûtes invendables ou services à gnôle dépareillés et un rayon de poupées de porcelaine presque souriantes aux robes légèrement délavées et aux pommettes roses. Les mobiles s'agitaient sans raison apparente comme pour me suivre des yeux et il me vint à l'esprit que les rayonnages n'étaient plus disposés de la même façon qu'en entrant... Peut-être n'était-ce que le fruit de mon imagination... Mais je me souviens parfaitement de ce petit rire aigu et cristallin, alors que j'observais, perplexe, l'intérieur de l’échoppe en tournant le dos aux poupées.

J'étais persuadé que la disposition avait changé, maintenant. Ce n'était pas forcément très marqué mais j'étais bien sûr de ne pas pouvoir retrouver la sortie en reprenant mon parcours en sens inverse ! Les meubles changeaient de place ; j'en ai vu un terminer sa lente glissade au moment où je tournais la tête ! Bien sûr, devant ma mine décomposée un nouveau ricanement se fit entendre, un peu plus grinçant, un peu plus perçant, un peu plus inquiétant... Il me semblait également entendre quelques murmures, de plus en plus nombreux et qui se mettaient à tournoyer dans le magasin : "tu ne sortiras pas...", "viens dans nos bras...", "...l'éternité avec nous...", sans parler de tout ce que je ne comprenais pas mais qui ne m'avait pas l'air de bien meilleure augure !

J'essayais de retrouver la porte : ouf, elle était toujours là. Mais pris dans ma réflexion, je n'entendais pas le léger vrombissement qui s'approchait ; un vieux biplan me cogna l'arrière du crâne avant de fuir à tire-d'aile ! Une très ancienne horloge se mit à sonner les douze coups de minuit sur un rythme endiablé, accompagnée presque aussitôt par un coucou qui entrait et sortait sans cesse de son chalet suisse ! Les poupées souriaient et un tigre de bronze s'étirait en se léchant les babines, sur un meuble vermoulu qui couinait sous son poids. Là, j'ai fait "gllup"...
Je commençais alors à me faufiler entre les rayonnages dans l'espoir d'atteindre la sortie rapidement, lorsqu'un petit chiot en terre cuite, hideux au possible, me fit un croche-patte m'envoyant m'étaler de tout mon long, ma tête faisant alors connaissance avec une vieille souche surmontée d'une belle grosse hache de bûcheron aux allures presque guerrières. La chose s'annonçait périlleuse...

Apercevant une brèche je m'élançais soudain, mais une armée de petits soldats de plomb vint me couper la route tout aussitôt, et leur mine patibulaire m'incita à ne pas insister. Armés de lances et hallebardes pour partie, de longs fusils ou traînant de lourds canons pour les autres, il ne faisait aucun doute qu'ils cherchaient la bagarre : je sautais dans l'allée d'à côté ! Et même parvenait à avancer de cinq pas ! Une bouilloire à sifflet me sifflait son mécontentement mais elle n'était pas assez mobile pour me stopper. Les voix en fond chantaient : "qui entre ici jamais ne sort", "objets inanimés, nous voulons tous une âmes", "reste avec nous, nous avons plein de jeux rigolos !"... Moi je ne trouvais cela que moyennement rigolo !
Je fonçais droit devant, ralentis face à une armoire pour virer... et sa porte s'est ouverte pour me fermer la voie ! Une ribambelle de lapins en peluche s'est mise à me sauter dessus mais je réussissais tout de même à approcher de la sortie. Loin derrière, une tête de lion empaillée rugissait par-dessus les cris qui disaient "ne le laisser pas s'échapper !", "attrapez-le !". Moi, c'est la porte que j'attrapais et elle s'ouvrit en gémissant, mais finit par me laisser passer...

Dehors, la ville était déserte et immobile sous le soleil. J'ai aperçu un chat et son ombre dansante, juste avant qu'il ne cesse de sourire...

Le 05/03/2015 © JFP

 

 

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10 janvier 2015

Miroir

Ma participation au défi du samedi.
P't'être pas très gai mais tant pis :-)
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Que cache le miroir des affres de la vie
Quand tout est morne et gris sous le couchant du soir,
Lorsque ne brille plus l'étincelle d'espoir
Et que le désespoir prend la place à l'envie ?

Que montre le miroir des âmes asservies
Par leur propre reflet, comme le repoussoir
De rêves trop parfaits, sinistre déversoir
du sombre dépotoir où sombre la survie ?

Mais voilons-le enfin, ce satané miroir
Qui le monde corrompt de son triste pouvoir
Projetant devant lui l'image poursuivie,

Aseptisée, sans grain, passée au polissoir
De songes d'idéal, chimère inassouvie
A ranger, inutile, au tréfonds d'un tiroir.

Le 09/01/2015 © JFP

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24 octobre 2014

Des idées au pinceau

Sur une idée (et une image) du défi du samedi
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J'ai dans la tête, en liberté, un tas d'idées :
Idée en l'air de voyager tel un oiseau,
Idée en mer de patauger comme un roseau,
Elles sont là, soir et matin, dévergondées.

J'ai dans la tête, et sans nuage, un ciel tout bleu,
Un ciel si bleu que le soleil me le jalouse
Tant que le soir de rouge sang pare sa blouse ;
Pourtant pour moi joie est ce feu devant mes yeux...

Il y a là tant de couleurs qu'un jour un peintre
A décidé de les fixer sur un tableau,
Du bleu de l'encre entre les mots au bleu de l'eau
Qui se reflète au fond des cieux comme une une étreinte.

Quand je m'endors la tête vide au noir du soir
Parfois la nuit au fond d'un rêve il en naît une
Qu'aurait bien pu souffler sans bruit le dieu Neptune :
Mes rêves sont des esprits fous le déversoir !

Elles sont toutes j'en ai peur si farfelues,
Pour les cacher le rigolo a rajouté
Un grand chapeau au fond duquel sans hésiter
Y ont dansé les folles et les saugrenues.

Dedans ma tête, et ce gibus, soudainement,
Par le pinceau les voici là toutes figées
Mais je ne sais si un beau jour de s'envoler
Elles ne vont pas essayer, espièglement...

Le 01/04/2014 © JFP

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07 juin 2014

Maestria

Sur une idée du samedi du défi (d'autres textes sur le même sujet en cliquant sur le lien).

Eh, maestro ? Musique ! Egrène donc tes notes,
La place ensoleillée est là toute pour toi
Et les premiers badauds déjà on aperçoit !
Sors tout ton attirail, fais valser tes menottes

Sur la touche d'ébène, enchantes les pavés !
De la ronde pointée à la croche au moins triple,
De ta partition folle ébauche le périple,
Sur un doux lamento commence à t'échauffer...

Quelques premiers curieux s'arrêtent sur la danse,
Nonchalante d'abord, qui s'élève dans l'air ;
Une fillette approche, ouvre ses grands yeux clairs,
Se met à doucement balancer en cadence.

Le parvis se remplit au matin tremblotant,
Le rythme s'accélère... Une femme s'invite
Qui entame un ballet, la fillette l'imite
Et les voici tournant en temps et contretemps.

Quelqu'un dans le public se met des mains à battre,
Le musicien joyeux dès lors change de ton :
Une volte mineure emporte les piétons
Et la femme toujours sous sa robe d'albâtre.

Là s'envolent les doigts tout en notes d'argent,
Sur les cordes tirant ou martelant la table
Entraînant le pas leste au rythme inimitable ,
Et la voici volant pirouettant voltigeant !

La musique tournoie, envahit l'esplanade,
La foule alors se fige observant ces deux-là
Qui la vivent si fort et avec tant d'éclat,
Que la fillette aussi cesse ses galopades ;

Il n'est plus de vivant qu'elle et le musicien
Sur le pavé luisant que le soleil inonde,
Que caressent les pas bien dix fois par seconde
Suivant l'allegretto de l'adroit magicien...

Après une sublime et dernière envolée,
La musique se tait, la belle disparaît !
D'elle ne reste plus que le parfum discret
Qui ondule parmi l'audience médusée...

Le 01/05/2014 © JFP

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12 avril 2014

Témoin de la nuit

Un vieux défi du samedi ressorti de sa cachette :-)

Il en est rougissant, rien qu'à se souvenir
De ces moments passés en sa douce présence,
Berçant de sa chaleur ce que la bienséance
M'ordonne de voiler, il faut en convenir.

Des rêves colorés qui semblent provenir
De fantasmes cachés et moult extravagance
Vous ne connaîtrez rien ! Ce n'est point arrogance,
Mais à la convenance il me faut subvenir.

Croyez-vous donc amis, que ce lit indiscret
Vous aurait raconté mes intimes secrets ?
Même s'il en a vu des vertes et pas mûres

Ils ne sortiront pas d'entre ces quatre murs
Et si vous entendez d'impudiques murmures
Ils ne sont que le fait de vos esprits impurs !

Le 30/12/2012 © JFP

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29 mars 2014

Le pigeon

un petit défi du samedi raté. Raté parce que je ne l'ai pas rendu à temps. C'est parfois court, une semaine...

Un pigeon voyageur, allant par monts et vaux,
Se promenait hardi par-dessus les nuages
Et servait de facteur en ces temps médiévaux
Où courir le pays faisait trop longs voyages.

Il rencontrait souvent pigeonne de son goût
Mais ne trouvait le temps de lui conter fleurette,
Malgré toute sa verve et son charmant bagout
Il fallait repartir et laisser la pauvrette !

Un ami suggéra, puisqu'il était facteur,
De lui laisser un mot de sa plus tendre plume ;
Il en transportait tant, ce presque migrateur,
Qu'une lettre de plus ne serait point enclume.

Aussitôt dit fut fait, l'encrier fut ouvert !
Le papier recouvert de sa plus belle prose
(Qu'on aurait pu se dire : oh mais ça vaut Prévert !)
Qui lui teindra la joue en un timide rose

Se trouva peu après en quatre replié,
Enroulé à la patte et serti de l'alliance
Qu'il comptait bien offrir une fois arrivé ;
Et le voilà parti, tout bouillant d'impatience...

Mais à destination, hélas on a ôté,
Et le petit mot doux et la bague jolie,
Et la belle pigeonne en a tant rigolé
Qu'entre ses plumes se pâma toute étourdie.

Le 17/02/2014 © JFP

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12 janvier 2014

Fantômes

Un vieille réponse à un vieux défi du samedi.
Mais l'ambiance brouillasseuse du jour se prête au texte :-)

Sur les stèles de marbre apparaissent des ombres
La lune à l'horizon dévoile un ventre rond
Projette ses rayons parmi les pierres sombres
Ou ravive par là la fleur d'un liseron

C'est à cette heure-ci que s'éveillent les âmes
Et l'air devient si lourd entre les tombeaux noirs
Que même un chat errant s'éloigne de ce drame
A petits pas pressés, ne voulant rien savoir

De chaque tombe alors suintent les volutes
D'une brume grisâtre aux relents d'au-delà
Le brouillard s'épaissit entre les croix et lutte
Contre la lune blanche et son livide éclat

Les sculptures sans vie arborent une robe
Translucide, éthérée, ondulant sous le vent,
Qui s'accroche à la pierre ou parfois se dérobe
Sous le sinistre chant de quelque engoulevent

Des formes peu à peu s'agitent en silence
Dansent étrangement, se prennent par la main
Le brouillard devient danse, un fantôme s'élance
La nuit leur appartient au moins jusqu'à demain !

C'est une nuit de brume, aussi de lune pleine
La nuit des âmes en peine égarées ici-bas
Qui s'enroulent partout de leur fétide haleine
En chantant sans un bruit la Reine de Sabbat

Le 02/10/2012 © JFP

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19 décembre 2013

L'escalier infernal

Un vieux défi du samedi que j'ai retrouvé, un peu caché :-)

Malgré la brume qui nageait entre les arbres, j'étais parti me promener cette après-midi là. Ce n'était pas un épais brouillard, juste un voile opalescent qui flottait sur la campagne. Le paysage était lumineux, peut-être un peu moins coloré qu'à son habitude...
J'ai suivi longtemps la rivière, bien plus loin que de coutume, et découvrait un paysage inconnu. L'eau chantait doucement, un héron s'enfuyait à mon approche,. Inlassablement, pour se poser un peu plus avant. Quelques passereaux changeaient d'arbre ou se cachaient plus profondément sous les feuilles. Le bruissement des insectes ronronnait au dessus des bosquets fleuris. C'est alors que s'offrit à ma vue, entre deux branches, cet objet métallique,  plus ou moins indéterminé puisque je n'en voyais qu'une petite partie.
Pénétrant le taillis, je me suis approché et découvrit ce qui semblait être un escalier à vis. Objet fort incongru en ce lieu puisque rien ne laisser soupçonner la moindre parcelle d'utilité à sa présence ! Même pas quelques pierres alentours qui auraient pu faire croire que jadis une maison se trouvait ici. Il n'était pas couché à terre mais bien vertical, pointant vers le ciel comme s'il servait à grimper sur les nuages. Et il semblait étonnamment stable. Assez en tout cas pour que l'idée de me hasarder dessus naisse dans mon esprit.

Lorsque mon pied fut sur la première marche, un petit panneau se dessina sur le montant central , que je n'avais pas vu jusqu'à présent ; je m'approchais et pus déchiffrer le message suivant : "Attention, cet escalier est sans fin !". "Quel plaisantin a pu avoir l'idée d'inscrire un truc aussi idiot ?", me demandais-je en commençant à monter.
En quelques enjambées j'avais parcouru le tour de vis qui montait à la cime. C'est alors qu'apparut un second panonceau : "Pourtant, on vous avait prévenu !". Perplexe, j'en profitais pour admirer la vue... Qui contre toute attente s'était volatilisée. Ce n'était pas le brouillard qui avait épaissi, non, c'était simplement le paysage qui avait disparu ! Il ne restait que l'escalier, flottant dans un univers sans couleur ni dimension.

Je suis redescendu, un soupçon de panique naissante rendait mes jambes un peu moins sûres qu'à la montée. Chose qui ne s'arrangeât pas lorsque je vis les premières marches disparaître ! A vue de nez, il allait falloir grimper si je ne voulais pas me perdre dans le vide. Ce que je commençais assez rapidement. Combien de temps allais-je endurer ce supplice ? Qui donc était derrière tout ça ? Je savais bien que j'aurais mieux fait d'arrêter de fumer depuis longtemps...
Au fur et à mesure que je montais, les marches qui disparaissaient en bas apparaissaient en haut, ce qui laissait présager quelques heures (jours ?) (semaines ?) (...) plutôt sportives ! Je veux bien avouer que le soupçon de panique augmentait proportionnellement au nombre de tours effectués, qui commençait à être conséquent après la première heure. J'aperçus une pancarte qui disait "La sortie est en haut !". Réconfortant, aucun doute là-dessus. Le plaisantin avait oublié le petit rire sardonique et ce n'était pas plus mal.

Je ne sais combien de temps j'ai continué ; les jambes commençaient à être douloureuses, les cuisses me tiraillaient. Le souffle allait à peu près, la montée n'est pas très rapide. Je me serais bien assis cinq minutes mais il me semblait que ce ne serait pas une très bonne idée. Un petit écriteau m'informa alors : "Il faut oser...". Je ne voyais pas trop ce que cela voulait dire et continuait à monter, encore et encore, je ne sais combien de temps. J'avais perdu toute notion du temps. Une marche = une éternité, à quelques siècles près.
C'est alors que j'ai compris (ou osait le croire), que la sortie était après la marche du haut, qu'il suffisait de la dépasser. Après être parvenu à l'atteindre, bien sûr ! Chose que j'ai tout de même réussi à faire, sans trop savoir dire si j'y avais passé un mois ou dix ans.

Je me suis alors retrouvé au milieu du bois, assez courbaturé pour me dire que je n'avais pas dû tout rêver. L'escalier avait disparu...
Depuis ce jour, je hais les escalier !
J'ai même fait raser l'étage de la maison pour aménager de plein pied...
Après les trois jours passés au lit, bien sûr !

02/2013 © JFP

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